France-Bénévolat Dunkerque

Accueillir Informer Orienter

embed
<iframe height="200" width="500" frameborder=0 scrolling=no src="http://dunkerque-benevolat.fr/spip.php?page=snip&id_article=126"></iframe>

SECOURS CATHOLIQUE

lundi 26 mars 2007

Monsieur Hanscoote, Madame Marquise, bonsoir.
Vous êtes surtout connus pour votre activité vestiaire ?

C’est vrai que cette activité rythme le déroulement de la semaine de notre siège, 17 quai de Mardyck à Dunkerque, du lundi au vendredi.. Une vingtaine de bénévoles, organisés en petits groupes bien établis, tournent sur cette activité. C’est dans ces groupes que nous intégrons les nouveaux bénévoles. Chaque groupe a son responsable et l’organisation est bien rôdée.
Secours Catholique
Tant pour le tri des vêtements que pour la vente-très symbolique- nous avons besoin de bénévoles ayant un bon sens du contact et de l’échange.

Mais, sur signalement de services sociaux, des trousseaux sont donnés à des gens vivant dans des situations d’une extrême précarité. Cela se fait lors d’accueils spécifiques. Nous avons également doté le Local Grand Froid d’un lot de vêtements permettant aux SDF de se changer.
Nous avons également des accueils spécifiques pour des personnes envoyées par la Fondation de l’Armée du Salut.
.

Avez-vous suffisamment de dons de vêtements ?

Les dons sont nombreux mais de qualité très inégale. A travers ces dons, on imagine très bien quelle dignité humaine les donateurs accordent aux les plus démunis. Parfois tout est bon, parfois presque tout est mis au rebut (vêtements immettables, sous-vêtements sales et même, pour l’anecdote, un dentier !). On ne se présente pas à un entretien d’embauche avec des vêtements pas nets ou rapiécés. C’est la première difficulté des nouveaux bénévoles lors du tri des vêtements : que doit-on garder et que mettre au rebut pour le marchand de chiffons ?

L’aide n’est pas seulement vestimentaire. Pour d’assez nombreuses situations, l’action envers les familles peut consister, dans certains cas bien définis, et en lien avec les services sociaux en l’attribution de bons d’achat ou en aides financières pour le règlement de certaines charges et de certaines factures.

Le plus possible, les bénévoles essaient d’accompagner les familles qui l’acceptent pour les aider à faire valoir leurs droits, et pour la meilleure insertion possible. Ce suivi se fait toujours en accord avec les travailleurs sociaux.

Vous êtes connus également pour votre action envers les jeunes. Parlez nous en, svp ?

Nous avons un Service Enfance qui fonctionne autour d’un vaste réseau de familles d’accueil. En 2006, ce sont 67 enfants de l’agglomération qui ont pu goûter aux joies des vacances en familles d’accueil, particulièrement en Vendée. Ce réseau est contrôlé régulièrement par nos bénévoles et responsables diocésains. Il s’agit toujours de couple homme-femme, parfois une veuve s’il y a un grand fils s’impliquant dans l’accueil. Des liens très forts se sont ainsi crées et il en reste du lien tout le long des années.

Bien sur, il faut que la famille et l’enfant soient d’accord sur ce départ et que les fratries soient dispersées. Même si on veille à ce que l’éloignement relatif permette une ou plusieurs rencontres.

Nous avons également d’importantes actions vers les enfants dans des régions de conflits telles que Liban, Kosovo, Croatie. Également vers des régions plus lointaines comme Madagascar. Ces actions visent souvent à la création et à l’animation de centres aérés ainsi qu’à la formation d’animateurs locaux.
Elles consistent aussi en aide au financement pour la mise en place de projets de développement agricole, amélioration de l’instruction, de la santé etc…

Et votre Maison du Mont des Cats ?

Elle a plusieurs usages.

Elle permet de donner des vacances courtes (8 jours) en collectivité. Les enfants sont encadrés par des animateurs bénévoles titulaires du BAFA. Elle permet également des séjours en week-end de familles mono parentales. En plus de cette maison, nous avons la possibilité de faire découvrir l’agrément des vacances à des familles en grande difficulté grâce à des mobil homes situés à Petit Fort Philippe ou des gîtes ruraux dans les villages de la région.. Tous les bénéficiaires nous sont signalés par les responsables locaux de notre association et déjà accompagnés en vue d’une insertion. Il y a toujours une équipe de bénévoles motivés et disponibles pour encadrer ces personnes et les aider dans une expérience parfois déroutante.


Êtes-vous sensibilisés aux problèmes spécifiques des demandeurs d’emploi ?

Depuis environ 30 ans nous avons un accueil spécifique, deux fois par semaine, pour les demandeurs d’emploi. Ils peuvent ainsi accéder à un certain nombre de services gratuits et de conseils tels que :

- Rédaction de CV
- Rédaction de lettre de motivation
- Étude de leur projet
- Téléphone, fax, timbrage
- Frappe de courrier
- Coaching à l’entretien d’embauche, etc.

Mais le plus important, se sont les liens entre les personnes et la chaleur des relations ainsi crées.

Les bénévoles œuvrant sur cette activité ont eu en général une activité professionnelle qui leur permet d’y être pertinent .

La formation des accueillants a été faite par l’ANPE et aujourd’hui, cette action s’effectue en lien avec la Maison de l’Emploi. Il peut d’ailleurs s’avérer que cette activité doublonne avec la leur et dans ce cas il faudrait réexaminer notre prestation.

Vous avez combien de bénévoles ?

Pour toutes ces actions, nous avons une centaine de bénévoles sur l’agglomération. Il nous en faudrait davantage dans des domaines très variés.


Merci, nous tâcherons de nous y employer.

Le tri des vêtements.